Fortuite reconduction

Fortuite reconduction
Chapitre 6
Cette clef, n'était pas clé d'une solution si simplissime qu'il soit. La même histoire se perpétuera pendant "des siècles et des siècles" :P J'ai pu constater un monde en plein bouleversement anachronique, en plein mouvement à vide, comme si le monde courait sur un tapis roulant... La vie tourne, mais les mentalités demeurent si ancrées que l'on se demande si ce Mal Sacro-délinquant était la pire chose qu'un petit gamin de 8 ans devait subir jusqu'à sa croissance terminée, et le cerveau mieux constitué, moins empli d'un sentiment ravageur qui échappe la gravité tant prônée dans les livres de Physique-Chimie comme l'inconnu du siècle résolu par un petit Allemand, grand théoricien du monde moderne. Depuis ses années passées dans un corps emprunté ou acheté à le Grand du Monde, je me demande encore si mon psyché était emprunté à un déglingué savant, fou, démagogue de la science, qui, en plus, avait un cervelet démangé par les actions les plus loufoques comme résoudre une équation à 5 inconnus, ou brûler des voitures. L'abscons vie, que j'ai pu partagé avec des milliards et des millions de cellules, des centaines de m3 de capacité ventral, est un enchaînement d'actions aussi bizarroïdes que mes notes en français, aussi étranges que les mots de passe que proposent Free, aussi banales que n'importe quelle vie. Je n'y ai jamais songé à ces phrases que je débite ici. L'authenticité d'un monde fou d'une calvitie du cerveau me fait peur, mais aussi fait rire. J'ai pu apprécié beaucoup plus le monde, hologramme d'inégalités, de tension et d'autoritarisme plus ou moins dilué à l'alcool humain. De longues phrases, pour extrêmement pas grand chose. Des périphrases, des métaphores, des idées, pour si peu dans cette populace de mouvements impromptus, hasardeux et mélancoliques. Un délinquant ne mérite même plus la vie sur cette Terre d'idées...
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# Posté le vendredi 11 mai 2007 15:29

Mas

Mas
Chapitre 7
Espagnol dans les yeux, Marocain dans l'âme et Français par la carte, je ne puis m'empêcher si, parfois, des droits et des devoirs m'ont été chintés. On commence par des blagues vaseuses, par des petites allusions qui n'envient même pas Montesquieu, et on termine par l'ostracisme au nom de la Bonté, et par... pis encore. J'ai bien connu ça. Particulièrement mes années collège. Qui n'a jamais regretté ces années parce qu'ils sont simplement les plus désobligeants de notre vie ? Il est vrai que, par là, certains souvenirs sont si bons à savourer. Comme ? On verra cela après. Les malheurs passent en 1er dans le cerveau, et c'est plus néfaste que le goudron... Alors en 4ème, changement de collège. Pourquoi ? Un peu de folklore fait pas de mal. La 4ème, début des contrôles continus, est souvent synonyme de début de changement de voix chez les mâles, de changement d'opinions, donc de matûrité. J'ai découvert qu'en fait, chez certains, ce ne fut pas le cas, et même l'inverse...
Les "ados" de 4ème sont déjà conditionnés pour être des lycéens. Travaux acharnés, travaux manuels, confrontations,... Tout était fait pour qu'on devienne des petits soldats, sauf la morale qu'il fallait qu'on esquisse nous-mêmes. Parfois, ça tourne au drame. Un élève, d'une enclave française à quelques kilomètres du collège, fréquentait régulièrement celui-ci. Il avait de bonnes notes, sans plus...même s'il tombait lentement dans les méandres du tant inattendu échec. Ce même élève avait un seul défaut, ou plutôt plusieurs. Un profonde bouffée de stupidité l'animait. Je me demande où il peut être avec une telle bêtise. Potentiellement fumeur de shhhhh et de tabac, il a le gros problème, THE BIG ONE : les allusions. Je peux en dire un ici, mais je préfère pas me retrouver 6 pieds sur Terre avec 4 murs en guise de cercueil. Ces allusions sont du type : "je suis pas raciste, mais j'ai quelques blagues..." Il aimait les nombres. Sur MSN, son nombre fétiche était "88". Inutile de faire un cours d'histoire ici pour savoir ce qu'est "88". Il aimait bien les chansons. Des chansons se rapportant à la guerre surtout. J'en ai encore un en tête, mais ça me fait tellement rire que je ne le chante plus. Mais le plus fort, c'est qu'on raconte - à prendre toujours avec des pincettes - qu'il est un peu plus à la droite que le droite de la droite. Entraîné par la famille ? Peut-être, j'espère pas. Mais j'étais un principal rival à lui. Il avait un train d'avance car il savait mes antécédents. Il m'a traqué sur ça pendant 2 ans, enfin plutôt un an qu'autre chose. L'autre année, il a dû se résoudre à ne pas ouvrir son bec, la menace de la principale pesait... De plus, des pressions venant de ses propres amis étaient... pressants :D Traqué un an, reposé une autre année. Quoique ? L'autre année, on m'avait traqué sur le fait que je serrais pas assez bien la main des autres. Comment j'ai su ? M'en rappelle plus, le gars a dû flipper et il m'a dit ça de but en blanc : "T'es pédé ?". Je savais pas la relation en "T'es pédé" et le fait bien assez serrer la main des autres. Comme quoi, ado peut donner de l'imagination. Connerie, quand tu nous tiens... Normal que je les serrais pas fort, la délinquance ça crève... surtout ces pu****ins de médoc's pour disparaître ma satisfaction de diable. Et en pleurant, j'entrai en 2nde...
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# Posté le samedi 23 juin 2007 16:17

Gaieté

Gaieté
Chapitre 8

Un nouveau chapitre, pour presque rien dire, comme les actes d'une pièce de théâtre pour changer les bougies... Sérieusement, depuis quelque temps, je ne fais que penser au pire, à vous narrer ce pire, alors qu'il y a quand même des événements heureux... ben oui quand même...
Regardez, il y a encore, juste avant ce mets 88, quelques vols à mains armés... J'ai travaillé dur... mais j'ai tellement aimé ce travail... qu'à la fin j'avais pas réussi... En même temps, la police guettait depuis peu le magasin Aux Champes. Une lettre anonyme leur a informé que certains allaient projeter un coup... Les salauds... Qui a pu me dénoncer comme ça ? Mon père ?! Non impossible, il est le 1er à me défendre... Ma mère ?! Non... trop de chagrin... Qui alors ? Mes amis ? Mes propres amis ? Il est vrai que mes mains étaient si lentes qu'on pouvait savoir quelque chose... mais là... Toujours est-il qu'on m'a coffré, attaché, ligoté, empalé... Même les saucissons étaient plus lotis que nous... Nous... Oui j'oubliais, j'étais pas seul, mon autre moi est venu... il s'est échappé à temps, ... pour revenir et se faire prendre. Torture, supplice étaient les maîtres mots de nos doux policiers. La double dose n'était plus de mise comme à l'époque. Le sérum de vérité était aux oubliettes. Même la guillotine n'étais plus à la mode... Le crachat des enfers se rivait sur mes pauvres terminaisons nerveuses. Tsarko l'avait promis, il l'a fait... Que j'étais mal à l'idée de penser qu'on réprimandait beaucoup plus fort... Il fallait se faire à l'idée que ce mal Sacro-Délinquant allait se répéter même si Tsar n'était pas du tout du même bord que moi. 48h de garde à vue, enfin de torture à vue, et je m'en allais. La paperasse policière irait à la justice, qui va grossir mon casier. Un casier déjà bien assez lourd de pensées, de méchancetés, d'actes, de prison, de foyer de rétention... de vie de délinquant.
Je regagnais mon chez moi avec la "Voix du Ch'Nord" qui mettait ma pomme en 1ère page du 21 octobre, avec comme Une "La délinquance n'arrêtera pas ! Achetons fusils à pompe et revolvers !"... Chaque personne que je regardais me fuyait du regard, pensant que j'étais le plus grand bandit de Flandre, que j'étais la Terreur de l'année dans ma ville... Finalement, c'est à partir de ce moment-là que ma ville a hérité du nom de Chicago...
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# Posté le jeudi 21 février 2008 08:12

Interruption

Interruption
Une petite interruption de cette histoire pour vous faire profiter d'un essai qu'a fait un djeun's pote en L sur une copie d'Anglais... A méditer :

Living in faraway countries would be a great unforgettable experience. Indeed, discovering a country, whatever the language, whatever the continent, the culture... by oneself is better than in a book or a classroom : we have "images" and also "sounds". The first months would be difficult, because of homesickness... But I would be happy to live in a different country, because I've wanted it... and especially, unfortenately, because I was forced to get out. In fact, France is becoming now a paradise with no angels, no Gods, no Godessesses... no money. To have money, in France, with a graduate diploma, you must play at the casino. And if you have the luck (rather the bad luck) to be an immigrant, or immigrant's son, rather from Southern countries, you have a very good welcoming in French flats, in French streets, in French factories and you'll be represented like any... guilty person because of your skin... Of course, my description is "too much". Nevertheless, it's even reality. Unemployment, increase of life cost, fool politicians and policies... What a hell ! I would be proud of learning another civilisation, another culture, ... and other way of living ... with jobs in the key.
In the same time, I think I would miss France. i love my country, despite the problems it has. I love Northern France where I was born. I love its history, its customs, its habits, its "ch'ti" language... It make s me happy to say "I'm from the North of France"... proud of my roots. Moreover, I would miss my parents, my brothers, my sisters... my family, my everything. Without them, I am nothing? With those examples, I would rather stay.
To put it in a nutshell, I'd prefer travel and settle in another state, to find the dream, this dream to have a better life. And after all, Humain beings are nomads.
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# Posté le jeudi 21 février 2008 14:58

Aune, Aine, Haine

Aune, Aine, Haine
Chapitre 9

Je rentrai donc en 2nde. Vu mes états de faits, j'ai pu partir en convalescence, "en bonne voie pour redevenir civilisé", dans un lycée dunkerquois, rendant hommage au corsaire le plus connu de la côte nordiste, et le plus connu pour avoir été anobli par un roi qui a connu l'insolation et qui s'est donc pris pour le Râ français. Ce lycée se situe à l'épicentre de la région où se concentrent les personnes d'un type bien particulier... juste à côté des Malouines... Vous allez comprendre.
Cette année 2005 est l'année du changement, du renouveau. Une année qui est l'origine de notre désorientation, qui sera l'apogée de notre mécontentement, qui est l'origine de nos revendications, qui sera l'apogée de notre ancrage. En gros, une année qui ne devait pas être pris à la légère. Cette année fut un désastre lamentable au point de vue organisation de la pensée unique tant voulue par notre invétéré Nain 1er du nom, et par nos amis patins médiatiques.
Je rentrai donc en 2nde dans une classe à peu près très frigide : aucun mouvement, aucun faux pas, ... l'armée française, à côté de ça, c'était le cirque Arlette Gruss. La marche enfoncée, le cerveau moulé pour répondre à l'ordre, ... tout était conditionné pour qu'ils soient de gentils soldats à la solde de la hiérarchie en quête d'amour salivaire sur leurs bottes, et de respect otochophobe et protogonophobe. J'étais à peu près le seul à venir d'une banlieue réputée pour ses actes choquant les gens moyens, mais qui pourtant étaient pleins de sens pour nous... Et de ce fait, je fus à moi seul l'ennemi public #1 dunkerquois, l'ennemi ayant violé les traités internationaux, ayant violé la zone pure et libre, ce territoire qui ne devait être franchi sans visa des ambassades nobiliaires. Un ennemi à abattre par tous les moyens, même s'il était en voie de redevenir civilisé et de devenir un citoyen normalisé par la propagande nationaliste française.
Cette image a dû être pour moi le déclic de mon esprit contestataire... de plus, étant délinquant, ça met un peu de beurre dans les épinards... enfin un peu de beuh dans les pét's ! Et ceci n'était que la 1ère semaine, découverte et appréhension d'un nouveau type de fonctionnement...
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# Posté le vendredi 07 mars 2008 16:07